Please use this identifier to cite or link to this item: http://hdl.handle.net/1822/9043

TitleLa question de la paix dans le cosmopolitisme des lumières
Author(s)Rocha, Acílio da Silva Estanqueiro
KeywordsPaz
Europa
Issue date2002
PublisherLibrairie Philosophique J. Vrin
CitationROCHA, Acílio da Silva Estanqueiro – “La question de la Paix dans le Cosmopolitisme des Lumières.” Paris : Librairie. Philosoiphique J. Vrin, 2002. ISBN 2-7116-4317-4. t. 1. p. 241-253. Sep. de TEGA, Walter [et al.], dir. – “La philosophie et la paix : actes du XXVIIIe Congrès international de l’Association des sociétés de philosophie de langue française, Bologna, 2000.”
Abstract(s)Parmi tous les Projets de Paix, celui de l'abbé de Saint-Pierre a connu une fortune considérable dans le cadre de l'histoire des idées, critiqué et raillé qu'il fût par certains, mais loué aussi par d'autres. Si, comme pour Voltaire, ce projet n'était qu'une "chimère naïve", des philosophes comme Leibniz, Rousseau et Kant le prennent au sérieux. Rousseau est catégorique: si Saint-Pierre remet aux Princes les initiatives de paix dans le cadre d'une Europe-Une, la paix est avant tout l'autre versant de la citoyenneté, c'est-à-dire que la démocratie est inséparable de l'oeuvre de la paix. D'autre part, Kant a approfondi cet idéal et a mis en lumière les assises philosophiques d'une théorie de la paix de portée universelle, en déployant soit la séparation des pouvoirs soit la dévolution de l'autorité à des conseils élus comme les axes fondationnelles d'un vrai régime politique, seule capable de faire respecter les droits de chaque citoyen. D'ailleurs, il faudrait aussi enquêter une assise de caractère anthropologique: l'essence de l'homme est l’«insociable sociabilité»; si, sans la sociabilité, l'homme n'est plus qu'un être vivant, sans l'insociabilité il serait plongé dans l'idyllique; ainsi, par ces deux caractéristiques, il est inscrit dans le social, ce qui le porte à la civilisation et à un telos nécessaire de l'humanité, et, bien plus, au niveau du moral. À travers l'analyse kantienne, le «contrat social» (Rousseau), d'acte social et empirique apparait transcendantalement justifié, en devenant un projet de médulle philosophique, stimulé d'un souci cosmopolitique, ce qui le situe dans une dimension universelle. Alors, l'utopie de Saint-Pierre n'est plus une vaine songerie, mais déclenche une réflexion concernant l'instauration de la paix qui s'enracine dans les fins de l'homme – ceux qui dépassent les fins des États et celles des peuples particuliers. Pourtant, si la réprobation comme la notoriété gravitèrent autour de l'oeuvre pionnière de Saint-Pierre – Projet pour rendre la Paix Perpétuelle en Europe –, pour l'effacer devant les ouvrages ultérieures, notamment si la postérité a préféré l'opuscule de Kant – Projet de Paix Perpétuelle –, vraiment le projet de Saint-Pierre subsiste encore, avec ses rettentissements, sous la forme de référence certes secondaire mais obligée.
TypeConference paper
URIhttp://hdl.handle.net/1822/9043
ISBN2-7116-4317-4
AccessOpen access
Appears in Collections:CEHUM - Artigos em livros de atas
CEPS - Publicações dos investigadores do CEPS

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